03.12.2007
Sport Chasse et Volupté part 2
Alors soyons clairs, jusqu'à ce week end je trainais un gros a priori contre les chasseurs. Alcooliques, bourrins, bouseux, gros c...., allons y gaiement, tous les qualificatifs y sont passés. Quand je peux les insulter lâchement de loin sans qu'ils me voient, je ne me gêne pas.
Je fais allègrement mon choix dans la vitrine du boucher, un petit roti, un peu de foie de veau .... sans me demander qui a bien pu s'occuper de zigouiller cet animal béni qui va flatter mes papilles et mes talents de cuisinière. Pas moi et c'était tout ce qui comptait. Un peu facile, un peu lâche non?
Jusqu'au mois dernier, où les sangliers du coin nous ont clairement déclaré la guerre. Nous sommes sur leurs terres, ils nous l'ont fait comprendre en piétinant nos plates bandes, en labourant nos jardins comme des Massey Fergusson et en chargeant quelques chiens du quartier. Mon père sort le chien tous les soirs vers 22h. Un soir il ouvre la porte et là, une violente odeur de bête sauvage le cloue sur place. Devant lui, une troupe d'une dizaine de sangliers traverse le jardin. Le chien devient fou, se jette dans la meute, ne sachant ce qui l'attend. Il se fait charger par deux gros mâles sangliers de 120 kilos et déclenche en passant la lumière d'un lampadaire du jardin. Alors, c'est la panique générale chez les bêtes sauvages, qui, apeurées par la lumière (quels cons ces sangliers) décident de battre en retraite. Le chien a été sauvé par la modernité, merci Edison.
Les voisins réunis en assemblée exceptionnelle ont mis un mois pour se décider à répliquer une bonne fois. Un groupe de chasseurs assermentés et quelques voisins ont organisé une battue samedi matin. Je l'ignorai mais les sangliers se reproduisent comme des lapins et sont en quête de nouveaux territoires, ils n'ont plus assez de place. Aujourd'hui, on les considère comme des "nuisibles". Samedi à 12h ils en avaient tué trois.
Dimanche il y avait un demi sanglier à dépecer dans le garage. Ca m'a rappelé la dernière page des histoires d'Astérix et Obélix, quand ils organisent un grand banquet avec de gros sangliers rôtis sur d'énormes plateaux portés par 2 ou 3 costauds.
J'ai changé d'avis sur les chasseurs. Ils ont aussi leur utilité à la campagne, et connaissent beaucoup plus de choses que l'on imagine sur la Nature.
J'ai toujours en horreur la tauromachie. Je n'ai jamais rencontré de matador.
14:19 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Sport Chasse et Volupté

Quel week end mes amis !!! Que d'évènements imprévus, j'adoooore !!! Plus besoin d'attendre que le frigo tombe en panne pour qu'il se passe enfin quelquechose dans ma vie.
Vendredi je suis partie mon bout de chou sous le coude prendre un bol d'air quelques jours à la cambrousse. J'avais prévu heureusement de porter autre chose que ma dernière petite robe de chez American Retro qui fait toujours sensation chez les bouseux. Munie d'une grosse pierre qui aurait pu devenir une bonne arme par destination (j'ai une phobie du viol) et chaussée de mes Nike pourries, je me suis lancée à l'assaut des chemins boueux et glissants de la forêt de Rambouillet. Un cross pendant trois quarts d'heure. Je me suis battue pour ne pas me casser la gueule dans cette bougnasse infâme, sautillant entre les grosses pierres traîtres, les racines qui serpentaient sous mes pieds, le palpitant à 110, je me sentais comme une biche qui fuyait son chasseur.
Quel bonheur, que la forêt est belle le matin d'une fin novembre. Le sol est tapissé de feuilles rousses. On dirait la longue chevelure d'une sorcière qui vous guide au coeur de son domaine. Ca sent le pourri, la pluie, l'humus. Et puis j'aime cette solitude. Je laisse ma vie de côté pour une heure et je redeviens sauvage. Quelle femme peut encore faire pipi les fesses à l'air par 5°C. ? Moi.
13:50 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.11.2007
Cours Forrest
Pour compenser ma boulimie de chocolat du moment, je me suis remise à courir. Faut dire que je m'envoie quasiment une demie tablette de Lindt 70% par jour donc si ça continue je ne rentrerai plus dans ma petite robe noire pour le 31 et je serai obligée d'aller boire ma coupe en salopette de chantier (et non ma coupette en salope de chantier - bref ).
J'ai entendu dire que l'attrait pour le chocolat est typiquement féminin. Et aussi qu'il est lié à une baisse de Magnésium, donc on serait inconsciemment attirée vers le chocolat parce qu'il en contient plein. Ok, alors je dois sacrément en manquer et tout le temps.
Mais si je vais courir c'est pas pour perdre du poids -hum- ça ne marche pas aussi facilement. Il y a 6 mois, après un entraitement spartiate j'étais devenue la Reine du stade à côté. J'etais fière : je courais 50 minutes d'affilée, 16 à 20 tours, des accélérations, du fractionné pour booster les capacités de mon petit coeur devenu trop sédentaire. J'ai perdu le gras du bide que la grossesse m'avait gentiment laissé en souvenir et j'ai affuté mes cuisses et mes mollets. J'ai frimé à la piscine avec mon nouveau corps. Mais je me suis endormie sur mes acquis et aujourd'hui, faut tout recommencer.
Le sport c'est relou. Il faut en faire REGULIEREMENT c'est ça qui est chiant avec le sport. Si seulement on te disait Ok tu fais 6 mois d'entrainement et le régime protéiné de Madonna et après t'es tranquille pour toute ta life. Ben non, faut se bouger le cul encore et encore.
Bon, soyons positifs. Quand je cours je me sens VIVANTE. J'aime sentir mes muscles travailler et la douleur se transformer en plaisir (les petites hormones, la drogue du coureur.... ). Je ne pense à rien, je me fous de la manière dont je suis sapée, de mon "gros" cul ou de mes poils aux pattes. Je suis Liiiiiiiiiiiiibre !!!!!!
11:30 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.11.2007
RATP : rentre avec tes pieds
Je tiens à féliciter mon homme qui ce matin a pris son vélo pour faire la distance Paris Sud Nanterre, soit 15km dans les pots d'échappement et les bouchons.
Merci qui? Merci aux infirmières et aux urgentistes, merci aux ouvriers spécialisés dans les usines, merci aux ouvriers du bâtiment qui bossent dans le froid, merci aux sans abri, merci aux éboueurs qui se lèvent si tôt, merci à tous ceux qui sont allés bosser ce matin sans rien dire parce que de toute façon ils n'ont pas les moyens de faire chier le reste de la population quand ils ont les nerfs.
21:15 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


