07.12.2007
Les Jalouses
Hier, j'ai loué une vidéo qui m'a remuée. C'est un film avec Cate Blanchett "Chronique d'un scandale". En gros, l'histoire d'une vieille professeur d'histoire crainte et respectée, qui se prend d'amitié pour une jeune et charmante professeur de dessin. Mais la jeune femme lui confie candidement bien trop de choses sur sa vie intime et elle ne s'aperçoit pas que derrière l'aimable vieille dame se cache la pire calculatrice et le pire vampire qui soit.
Un film sur le thème de l'amitié entre femmes, toujours plus ou moins gâchée par l'intransigeance, l'envie et la jalousie. Il m'est arrivé ce genre d'histoire. La vampire, celle qu'on prend pour une amie et qui suçe votre energie et votre temps. L'exclusive, celle qui ne supporte pas que vous voyiiez d'autres filles qu'elle. La jalouse, celle qui vous hait en secret parce qu'il vous arrive des choses bien.....
Moi j'ai été l'Intransigeante. Celle qui coupe les ponts parce qu'un comportement ou une parole l'a choquée ou dérangée dans ses petits repères moraux. Avec l'âge j'ai changé, je suis devenue moins dure, plus tolérante, je ne juge plus, j'ai appris que personne n'est parfait.
Les hommes sont moins compliqués. Ils passent plus facilement sur les défauts des uns et des autres et s'accommodent parfaitement de nos travers à tous et à toutes.
Je trouve les femmes plus dures, plus tranchantes, moins solidaires entre elles. Pourquoi? Je ne comprends pas ces sentiments d'envie et la jalousie qui empoisonnent les relations d'amitié entre femmes. Aimer quelqu'un c'est avant tout le vouloir libre et bien. Si on essaye de posséder l'autre, de tisser sa toile autour de lui, on l'étouffe mais on ne l'aime pas.
Aujourd'hui j'ai de vraies amies - il me semble. Elles sont trois. Trois vraies amies. On ne se voit pas souvent, nous sommes très occupées les unes les autres par le travail, la famille, les voyages d'affaires..... mais on ne se reproche jamais nos éloignements même prolongés. Lorsqu'on se retrouve c'est toujours la même intensité et la même sincérité. Nous avons des vies très différentes les unes et les autres.
Ma porte est toujours ouverte à d'autres amies mais c'est dur de trouver quelqu'un qui soit vraiment bien dans sa peau. Et il faut être bien dans sa peau pour aimer les autres. S'aimer soi d'abord pour transmettre cette bonne energie ensuite.
16:00 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03.12.2007
Facebook Part 2
Non SandraLaure je ne suis pas allée dans un hôtel de passe et je n'ai fait aucun 5 à 7 ces derniers temps. Ma vie est tellement plus pèpère que ça.... et tant mieux !!!
Comment j'ai pu penser une minute à être infidèle? Tromper c'est moche. Je n'y vois que du mal. Le mensonge, la dissimulation, le mépris de l'autre, et puis parfois à la fin la douleur et la peine pour tout le monde. Tout ça parce qu'au début deux personnes n'ont pas réussi à tenir leurs pulsions. Probable que je me crois plus forte que tout le monde, mais je pense qu'on peut vivre une part de sa sexualité en rêves sans passer le cap du réel, souvent d'ailleurs très décevant comparé aux fantasmes. C'est notre privilège d'humain non? Rêver .....
Donc c'est décidé, je ne réponds plus aux messages de celui qui me poursuit sur Facebook. Et puis ce week end m'a remis la tête à l'endroit, avec une bonne ambiance et de quoi bien se marrer avec une bonne chasse aux sangliers par dessus tout ça. Je vais en parler tout de suite.
13:25 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.11.2007
FaceBook : là où les emmerdes commencent

Vous connaissez FaceBook ... je suis inscrite depuis 1 mois et les ennuis commençent. J'ai été contactée par un ex amant. Charmant jeune homme au demeurant, plein d'idées, cultivé, romantique à souhait. A l'époque, il y a 10 ans, il m'avait envoyé une invitation pour une promenade au Jardin des Plantes pour que nous vérifiions ensemble comme le monde est peuplé d'êtres différents . Une petite girafe, celles du rayon jouets, était accrochée au carton .... quelle imagination...
Aujourd'hui il est marié et les gens dans son travail l'appellent Maître. Il m'arrive de penser que j'aurais pu être sa femme si je n'avais pas été si mal dans ma peau lorsque je le fréquentais. Je me sentais bien avec lui. Même culture, même éducation, mêmes références. Seuls son rapport à l'argent et aux autres me dérangeaient. Je suis une solitaire et lui aime être entouré d'une Cour bruyante et omniprésente. J'ai fui. Peur de l'engagement. Peur de mes sentiments, j'avais déjà trop morflé juste avant. Je suis partie de chez lui au petit matin, sans rien dire, sans laisser de petit mot, sans explication, comme un homme trop lâche. Je n'ai plus répondu à ses coups de fil ni à ses lettres. C'est mal. Je me le suis toujours reproché par la suite.
Et aujourd'hui dans ses messages il m'a indirectement laissé entendre qu'il aimerait à nouveau être mon amant. Pas question pour moi me dit ma tête. Mais n'empêche que mon côté Madame Bovary se sent vilement flattée. Oh la pauvre petite bourgeoise qui s'ennuie et qui va tromper son mari..... La boîte à fantasme s'est ébranlée et ma libido d'adolescente a refait surface. Sandra tu me fais pitié, ressaisis toi !
20:50 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.11.2007
Mes obus chéris
S'il y a un truc que j'aime dans mon anatomie, c'est bien mes nichons, mes obus chéris. Ils ont la taille idéale, tiennent dans une main de ge,tleman, sont ronds comme deux pommes, parfaitement fermes, avec deux jolis tétons tout roses qui pointent bien comme il faut, ils sont terribles et attirent même les regards féminins. Ca a toujours été mon atout pour pécho. Ou pour énerver un peu une fille trop jalouse de son copain. Qu'ils soient cachés sous un pull, lovés sous un chemisier en soie ou planqués sous un vieux t-shirt, pas moyen de la jouer discrète, ils se font remarquer. Mon mec en est fou. Il suffit qu'il en voit un petit morceau pour qu'il devienne dingue.
Alors quand ma gynéco cet après midi m'a demandé gentiment d'aller faire une mammographie - parce que Aie quand vous touchez là oui ça fait un peu mal - je me suis vue en Amazone. Mon esprit malade et angoissé va toujours TRES TRES vite en besogne. "Elle n'a qu'un sein, elle n'a qu'un sein !!!" Des cris de mômes cruels résonnent encore dans ma tête. C'est un peu comme quand on m'a annoncé que j'étais enceinte. Joie, panique, trouille, perte de contrôle, tout se mélange et ça me donne des vertiges. Il parait que ça n'est rien, pas de "masse palpable" m'a t-elle dit. On va vérifier quand même pour voir si tout est normal. Putain, ca y est, ça repart. Depuis ma grossesse et l'accouchement, trop de termes médicaux ont bouffé ma vie bien tranquille. Je suis pas armée contre ces conneries. Je suis qu'une gamine au coeur chamalow qu'on essaye de projeter à coups de pompes dans un monde trop dur.
Prions pour eux, prions pour mes deux obus chéris.
ps : au fait, je ne l'ai dit qu'à un petit nombre -parce que c'est tabou- mais j'ai detesté être enceinte. Mais ça c'est une autre histoire.
17:33 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.11.2007
Rouleau compresseur
Hier, en lisant mon roman du moment, La mauvaise Vie de Frederic Mitterrand, je suis tombée sur le portrait qu'il fait d'un de ses amis et ça m'a fait penser au frère de mon mari.
En plus d'avoir un physique de Dieu grec, il est d'une incroyable intelligence. Uniquement pour faire plaisir à ses parents, il a suivi un parcours sans faute dans ses études d'ingénieur. Puis, ses diplômes en poche, il a tout envoyé promener, s'est acheté une jeep et a fait le tour de l'Afrique avec 2 amis. Aujourd'hui, il a la trentaine, il occupe un poste de Manager International dans une boite très connue que je ne citerai pas et gagne près de 150KE par an.
C'est un rouleau compresseur, curieux de tout, insatiable et très difficile à suivre. Il est capable de s'adapter en une minute à son interlocuteur et semble à l'aise avec un clochard bourré comme avec un chef d'entreprise du CAC40. Vous le verrez charmant, courtois, empruntant un vocabulaire riche et la minute d'après se transformer en un rustre qui pète et qui rote sans vergogne.
Il ne vous accordera de l'importance que si vous lui êtes d'une manière ou d'une autre d'un quelconque interêt. Longtemps, j'ai pensé qu'il me trouvait sotte. Puis je crois qu'il a remarqué mon esprit d'entreprendre et mon goût du risque, ce qui représente à ses yeux une certaine "valeur". Pour lui, tout est histoire de temps : La vie est courte donc inutile d'en perdre avec des gens ou des occupations sans interêt. Vivre vite et sans entraves. A une moindre mesure aujourd'hui je peux comprendre. Lui il a compris ça depuis qu'il a 10 ans.
Les gens comme lui m'attirent et me font peur. Je me demande quelles failles peuvent se cacher derrière leurs cuirasses et surtout, jusqu'à quand ils tiendront ce rythme et comment ils géreront la rupture si un jour il y a rupture. Par rupture je veux parler de maladie, de retraite, d'accident de la vie, etc ..... Je préfère les personnalités plus apaisées, plus généreuses en temps, les gens qui apprécient déjà ce qu'ils ont.
17:05 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2007
Une visite impromptue
Ma belle maman vient de passer deux jours avec nous et m'a rapporté ces jolies fleurs et mille autres choses... Comme d'habitude je suis vidée et épuisée. Une tempête est passée dans mon trop petit appart'. Elle partage sa vie entre un grand appartement avec vue sur la mer dans le sud de l'Espagne où on allait faire la fête quand on n'était pas encore parents, et la Belgique .... où il pleut mais où et les taxes sont moins lourdes qu'en France.
Elle a des amis dans le monde entier, organise des dîners et des parties de bridge mais se plaint de ne pas avoir assez de temps pour tout faire. A 62 ans, elle vit sa vie comme un cheval lancé au triple galop. Elle déborde d'énergie. A côté d'elle j'ai l'air d'une petite vieille apathique. C'est un sacré personnage que j'ai appris à aimer malgré ses défauts. Personne ne supporte longtemps son aspect tornade. Elle ne sait pas rester assise à rien faire et il faut toujours programmer nos journées à l'avance, même en vacances. De mon point de vue les vacances sont un peu faites pour oublier le temps, les horloges et les agendas. Alors je redoute déjà les quelques jours que nous allons passer avec elle à Noël mais je positive en me disant que comme d'habitude, j'essayerai d'en retirer le meilleur.
D'abord c'est un cordon bleu et une bible vivante de la cuisine française traditionnelle. Elle a beaucoup lu et elle est incollable en Histoire Géo. Ensuite, c'est la première fervente catholique que je rencontre qui met réellement en pratique les principes de sa foi. Elle se préoccupe des autres, elle donne de son temps, va visiter ses amies hospitalisées, elle n'est jamais avare de son aide ou de ses conseils, tout en retenue, avec l'élégance de ne jamais s'imposer. Elle a déjà accueilli chez elle quelques sans abri, même si elle insulte vertement du haut de sa fenêtre les quelques clochards du quartier qui picolent et qui chantent trop fort. Elle a dans la voix un accent un peu aristo un peu giscardien - que j'adore imiter en privé - et elle représente pour moi les vestiges d'une société qui disparaît. Celle de l'après guerre, où dit on les gens étaient encore bien élevés, respectaient l'autorité des aînés. Puis il y eu mai 68 ... mais je suis trop jeune pour juger de tout ça. C'est une époque que je n'ai pas connue et dont je ne saurais parler. Les choses changent, un point c'est tout.
Ma belle maman est un phénomène. J'adore ses visites tornades. J'en ressors toujours fatiguée mais heureuse.
02:20 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2007
Mes amis ont des défauts
Y a t'il des défauts plus supportables que d'autres? Oui sans hésitation. Exemple, j'aurais beaucoup de mal à être amie avec un radin.
Un de mes amis est élitiste. Il a fait 10 ans d'études, a une super situation dans une super boîte. High Level. Top Director Manager Superior Director of the World avec les cartes de visite dorées sur tranche. Il a 30 ans, habite un 4 pièces dans la région huppée de l'ouest de Paris, conduit une 407 offerte par papa maman pour son mariage. Sa vie n'est qu'une succession de challenges professionnels et sportifs. Etre le meilleur, se dépasser, dans tous les domaines. Pour lui certainement je ne suis qu'une pauvre merde avec mon bac + 3 arraché en 5 ans.
Il m'a déjà avoué combien il se sent supérieur au reste de ses semblables. A chaque fois il fait ces confidences parce qu'il est complètement saoûl. C'est ainsi que tristement la plupart des gens dévoilent leur vraie nature. Lors d'une soirée un été je le retrouve, la tête dans les mains, assis seul dans le jardin. Je m'approche pour voir si tout va bien et il met son âme à nue en m'avouant qu'il n'arrive pas à s'intégrer, que les discours des gens l'ennuient. Qu'il est tellement supérieurement intelligent comparé à tous ces connards qui parlent et se marrent pour ne rien dire. Et ça s'est reproduit cette semaine. Il balance des certitudes méprisantes sur des gens, uniquement à cause de leur apparence ou de leur façon de vivre, et les traite de pauvres types.
Alors on se demande "Est ce que ce type est vraiment un ami?" Je veux dire, que dois je posseder, qui dois je être pour être digne de toi? Est ce qu'il s'est déjà demandé s'il ferait toujours partie de cette foutue élite si demain on lui annonçait qu'il est atteint d'un cancer? Que sa femme le quitte? Ou qu'il est ruiné? Ses pseudo amis ils seraient toujours là pour lui?
Je dois dire qu'il fait partie du groupe "amis d'enfance" pour lesquels on a toujours plus d'indulgence. Mais je dois avouer que depuis ses terribles confidences je ne le vois plus du même oeil. Avec les années, les gens changent, et pas toujours en bien.
Ca m'a fait du bien d'en parler ici.
20:25 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

